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26/09/2014

Sarkozy 2 : du déjà-vu

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Le show du retour ne convainc pas :


 

 

Il parle de ses pairs comme de comparses, traite par dessous la jambe les questions graves (« que chacun dise ses convictions et me laisse préparer le rassemblement » : autrement dit, « hormis mon Retour  rien n'a d'importance »)... Mais il peut bien avoir choisi pour ce meeting pseudo-présidentiel la ville de Lambersart à trois kilomètres de la maison natale du Grand Charles, le petit Nicolas revient par la petite porte, celle de l'UMP. Il y cuira « sa petite soupe à petit feu dans son petit coin »*, et il devra y affronter des rivaux : par exemple ceux qu'il appelle (dans l'intimité) « Ducon et Durien ». Qui est-il, pour se permettre tant de mépris à l'égard des gens ?

 

De même, sa façon de traiter par dessous la jambe des sujets sociaux (comme les cadeaux au Medef), des sujets sociétaux (comme le mariage ou la GPA), ou des sujets environnementaux (comme le gaz de schiste), exprime le plus total mépris à l'égard des choses. 

 

Il n'a pas changé. Ses slogans libéraux d'avant-hier ne répondent pas aux angoisses d'aujourd'hui. Rameutés pour crier de joie, les quatre mille inconditionnels n'avaient pas l'air de savoir qu'aux yeux du reste des Français, le quinquennat fut un bricolage incohérent. Hors de France, les arsenaux libyens livrés aux djihadistes par la guerre absurde de Sarkozy n'en finissent pas de tuer en Afrique et au Proche-Orient. Pour croire que ce personnage est un sauveur, il faudrait une dose d'hébétude exceptionnelle.

 

 * Charles de Gaulle, discours de Vincennes, 5 octobre 1947.

 

18:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : sarkozy, politique

Commentaires

JUMEAUX

> lui et Hollande : deux jumeaux. Ou clones. Pas au physique mais au mental.
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Écrit par : Philippe Amblard / | 26/09/2014

CHANCE

> Très juste. Sa seule chance est le vide intersidéral de la classe politique. Il est moins mauvais que les autres.
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Écrit par : Ludovic / | 26/09/2014

LIBERAL-LIBERTAIRE

> Eux, aussi, commencent à faire le lien entre libéral en économie et libertaire dans les moeurs à propos de N. Sarkozy http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch/cathos-conviction-en-finissiez-grand-ecart,106025
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Écrit par : Aurélien Million / | 26/09/2014

> Certains plats médiocres ne supportent pas du tout d'être servis après décongélation.
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Écrit par : Pierre Huet / | 26/09/2014

TRIPLE PROBLÈME

> Le problème est triple, on n'en voit pas l'orée:
- Dire enfin la vérité sur l'état réel du pays et des problèmes restant à résoudre aux citoyens
- Trouver l'élan d'un projet politique avec une alliance claire qui nous remettrait en selle si elle devait gouverner
et enfin
- Trouver le bon Président
pour mettre le tout en musique ... pas gagné !
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Écrit par : Giba / | 27/09/2014

> Non, ce n'est pas la même chose, il a viré de bord sur le gaz de schiste.
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Écrit par : Pierre Huet / | 27/09/2014

NICOLAS DE FLUE

> La France aurait besoin d’un autre Nicolas, celui qui a sauvé la Suisse : "Sa réputation de sagesse et de piété était telle que les grands de toute l’Europe sont venus chercher ses conseils. Il était alors connu de tous comme « Frère Nicolas. »" (Wikipédia)

Sa prière :
"« Mon Seigneur et mon Dieu Prends-moi à moi Et donne-moi tout entier à Toi
Mon Seigneur et mon Dieu Prends-moi tout Ce qui me sépare de Toi
Mon Seigneur et mon Dieu Donne moi tout Ce qui m’attire à toi »" (Wikipédia)

L’homme politique, Nicolas de Flue, allait à contre-courant. Il annonçait une nouvelle culture politique.
A la civilisation du poing levé, il opposait celle de la main tendue.

Le juge Nicolas de Flue, contre l’esprit du temps, cherchait une meilleure voie. Dans ses consultations, il recommandait la culture de médiation. Au lieu de la confrontation, il préconisait le dialogue. A la place des luttes communes, il favorisait la recherche des solutions mutuelles.

Nicolas de Flue était contre l’esprit de son temps et proposait une nouvelle culture familiale. A la civilisation de la présomption et de l’entêtement, il opposait la culture de l’empathie et de la compassion.
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Écrit par : bibletude.org / | 28/09/2014

L'OPINION

> On pourrait aussi dire comme Jacques Ellul :

D’une part le politique n’a pas de pouvoir (il est lié à un domaine d’action très superficiel), d’autre part le politique est autonome (notamment par rapport à la morale).
S’ajoute à ceci le fait qu’une action politique suppose l’adhésion de l’opinion publique.
Les auteurs qui étudient les conditions à remplir pour que l’information soit efficace, c’est-à-dire qu’elle atteigne le public et modifie l’opinion, en arrivent très vite à décrire la propagande.

Le politique va donc chercher à manipuler l’opinion publique par la propagande, afin que "cette opinion ne bouleverse pas sans cesse le travail politique entrepris".
L’homme politique n’agit pas selon la réalité des faits, mais selon l’opinion, s’il veut être efficace et suivi.
Celui qui crée l’opinion conditionne donc l’action gouvernementale ; pour être efficace, l’acte politique doit être précédé d’un travail préalable sur l’opinion ; décision et propagande sont étroitement liées, l’efficacité de la première dépendant de la seconde.

Le politique prétend n’axer son action que sur les faits. Or, les faits sont peu pris en compte, seul compte en réalité le fait traduit pour l’opinion publique. Le citoyen considère souvent les discours de l’État comme étant des mensonges, cependant il y croit.
La connaissance du fait devient alors une question de croyance.

Le fait ne suffit pas à former l’opinion publique. Seule la propagande y parvient. « L’homme qui écoute un orateur ou lit un journal (dans notre civilisation) est immergé dans un mode réel mais spécial, que créent les mots… aussi réellement qu’il vit dans le monde réel créé par les chaises, les tables, etc. ».
Et celui qui fabrique l’opinion publique (qui, en soi, n’existe pas) oblige le politique à aller dans le sens de cette opinion, c’est-à-dire à mettre en œuvre la propagande. L’action politique n’est que cela.

Ainsi, penser que l’on peut changer la réalité par l’exercice du pouvoir politique est une illusion, tout comme le fait de penser qu’on peut maîtriser l’administration par la voie de la participation au jeu politique.

( http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Illusion_politique )
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Écrit par : bibletude.org / | 28/09/2014

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